“Il est urgent de ne rien faire”
comme dirait Pascal B.
Serait-ce la nouvelle stratégie gagnante de la gauche et notamment du PS ? Surtout ne rien dire et surtout ne rien faire. Et ça marche.
Bagarre à l’UMP

La nature a horreur du vide. L’UMP ayant perdu son mollasson “sparring partner” commence à s’entredéchirer. Faut dire que l’actualité récente prête le flanc à la polémique. La taxe carbone, l’affaire Mitterrand, l’ouverture, l’affaire Jean Sarkozy, Rama Yade, le démantèlement de la Jungle de Calais, les 3 Afghans expulsés, les propos racistes d’Hortefeux, la suppression de la taxe Pro, la réforme des collectivités locale, la suppression du DIC pour les sportifs pros, les dépenses somptuaires de la présidence européenne, le bureau et la douche à 250 000€ de N. au grand palais, le grand emprunt, Devillepin présumé coupable, le débat sur l’identité nationale, Fillon contre les conseillers du roi…Un vrai feu d’artifice.
N. a perdu la main. Le chat noir est là !
On le sait. Sa stratégie gagnante mais éphémère reposait sur la vitesse, mener la danse, sauter à droite quand on l’attendait à gauche, changer de sujet, faire des annonces…Il a fini par être rattrapé. Aujourd’hui, il subit. Pas plus son propre camp que les français ne sont disposés à en gober plus, encore longtemps. N. est au plus bas dans les sondages (39%). Un genou à terre ! D’ailleurs il nous refait le coup du méa culpa et “promis” il a compris et pour la troisième fois il a changé !
Mais dans la faune politique, c’est quand un animal (fusse-t-il un fauve politique) a le genou bas que les autres en profite pour le dévorer. Ainsi, a-t-on vu Juppé sortir de sa tanière bordelaise pour fustiger la réforme sur la taxe Pro ; Raffarin, le phœnix du Haut Poitou nous sortir une belle tribune contre la reforme des collectivités locales ; et Seguin, de nous pondre l’œil malicieux un petit rapport de derrière les fagots sur les dépenses de la présidence européenne. Les députés du sérail eu mêmes ont (jusqu’à quand ?) déchaussé leurs godillots et partent hardiment au combat, gonflés par le souvenir revanchard de 2 années de vexation Elyséenne.
Alors que la logique même voudrait que la majorité se resserre autour du gouvernement pour protéger le chef affaiblit…évitant ainsi à l’édifice de s’écrouler.
Personnellement, cela ne me gêne pas qu’il s’écroule hein…soyons clair.
Ceci me fait penser à l’histoire de la grenouille et du scorpion.
Sur les bords d’un marigot, il y avait un scorpion qui désirait passer de l’ autre côté. Il s’adressa alors à une grenouille :
- “S’il te plaît”, lui dit-il, “prends-moi sur ton dos et aide-moi à traverser !”
- “Mais tu es fou,” répliqua la grenouille. “Si je te prends sur mon dos, tu vas me piquer, et je vais mourir !”
- “Ne sois pas stupide,” répondit le scorpion. “Quel intérêt aurais-je à te piquer ? Si je te pique, tu coules, et je meurs moi aussi puisque je ne sais pas nager.”
Finalement, à force de palabres, la grenouille se laissa convaincre, et elle entama la traversée du marigot avec le scorpion sur son dos. Mais, au milieu du fleuve, la grenouille sentit la brûlure d’une piqûre et le poison engourdir ses membres.
- “Tu vois,” cria-t-elle, “tu m’as piquée et je vais mourir !”
- “Je sais,” répondit le scorpion. “Je suis désolé… mais on n’échappe pas à sa nature.”
Et il disparut lui aussi dans les eaux boueuses.
La gauche, restez bien sagement à ne rien faire et laissez vos camarades scorpions du marigot d’en face faire le job.